En 2021, l'idée est venue d'un membre de l'association de rénover l'affiche publicitaire peinte sur un mur d'une propriété rue Joubert de la Cour.

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Aprés autorisation du propriétaire et devis, la rénovation a pu se faire en juillet 2022.

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Fondé en juillet 1863 par un ancien employé de banque, Moïse Polydore Millaud, Le Petit Journal inaugure en France la presse populaire moderne. L’idée qui préside au lancement du nouveau quotidien est simple, capter le plus large public possible en lui offrant une sorte de synthèse imprimée de ses aspirations : faits divers et informations variées, romans-feuilletons, chronique judiciaire, vulgarisation scientifique. Le Petit Journal délaisse donc la politique, ce qui lui permet d’échapper au droit de timbre et d’être vendu au plus bas prix : 5 centimes, soit « un sou ».

Plus qu’un journal, c’est un nouveau regard sur le monde qu’inventent les rédacteurs du Petit Journal. On y trouve tous les ingrédients de la presse de masse, à l’exception de l’image qui n’est introduite, à travers le supplément illustré, qu’en 1889. Les contenus sont de ceux qui parlent à tous : crimes, accidents, catastrophes, vie des hommes illustres, fêtes et traditions. L’imaginaire traditionnel du colportage est ainsi colonisé par le nouveau quotidien qui privilégie la logique du fait divers, du trait d’humanité, des sentiments forts et éternels : admiration, inquiétude, peur, fatalisme.

Le succès est immédiat. Des 38 000 exemplaires du lancement initial, on passe à 259 000 à la fin de l’année 1865. Un seuil est franchi, qui inaugure l’ère de la presse de masse. Victime de son succès, Le Petit Journal est alors rattrapé et dépassé par ceux à qui il avait ouvert la voie (Le Petit Parisien, Le Matin, Le Journal) et entame dès lors un lent déclin jusqu’à sa disparition en 1944.